pauvres patrons !

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pauvres patrons !

Message  clomani le Ven 7 Sep - 11:02

Extrait de Libé :


Faillites. Tout à son enthousiasme, Perrette Rey ­évoque une
«réforme que vous ne manquerez pas de nous proposer». Avec Sarko, il suffit d’appuyer sur le bouton :
«J’ai demandé à Christine Lagarde et Rachida [Dati] - dont je tiens à saluer l’énergie -, d’élaborer un projet de loi» :
il s’agira de se rapprocher un peu plus du chapitre 11 de la loi américaine sur les fail­lites, permettant aux entreprises en difficulté de sus­pendre le remboursement de leurs créanciers. Une loi française de 2005 va déjà en ce sens, avec la procédure dite de sauvegarde (dont bénéficie actuellement Libération). Mais pour Sarkozy, les conditions sont trop restrictives :
«Le résultat était prévisible, il est avéré ; cette demi-innovation n’est même pas demi-utilisée.» Tronche des banquiers, qui trustent de plus en plus les tribunaux de commerce, mais aussi des fournisseurs (les PME étant souvent victimes collatérales de la faillite d’une grande entreprise).
Tout à sa glorification de la «réussite» des entrepreneurs, Nicolas Sarkozy veut leur ­éviter d’être «stigmatisés par l’échec». Il le dit tout net :
«La justice commerciale doit être, selon moi, l’élément moteur de la compétitivité des entreprises.»
On avait pourtant cru comprendre que les tribunaux de commerce sont une
juridiction au service des justiciables - chefs d’entreprises, certes,
mais aussi créanciers et salariés. Emporté par son élan,
Sarkozy remet une couche sur la dépénalisation du droit des affaires,
une semaine après son discours au Medef, toujours sur ce faux mode
interrogatif : «Qu’est-ce qui justifie que, lorsqu’il existe des sanctions
prononcées par l’administration ou une autorité de régulation, viennent
s’y ajouter des sanctions prononcées par une juridiction pénale ?»

L’idée paraît juste en apparence : mettre fin à la triple peine (administrative, disciplinaire ou pénale) pour les délits financiers.
Chemine pourtant le fond de sa pensée : «Comment comprendre que, dans les cas qui ne mettent en cause que des intérêts privés et pécuniaires, il puisse encore être fait recours au droit pénal ?» Laurence Parisot opine vigoureusement.


«Privilèges». Mardi, l’ex-juge Eva Joly accusait Sarkozy de faire basculer la France dans le système Berlusconi.
«Il me semble que cela ne prête pas à polémique», croit
pouvoir rétorquer le président français. A charge pour le cabinet Dati,
qui peinait ces derniers jours à préciser si l’abus de bien social ou
le faux bilan (seuls délits financiers réprimables en pratique) seront
dépénalisés, de traduire la petite musique sarkozienne : les «intérêts privés et pécuniaires», jusqu’ou ça va ?"
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Non mais il est de plus en plus clair, ce con, et personne ne lui apporte contradiction ? Putain ! C'est grave...
Faut dire qu'il pérore à droite et à gauche, si bien qu'on ne sait plus où donner de la tête...

Pleurons sur les patrons fraudeurs qui organisent des faillites frauduleuses...
vomi

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Les étrangers basanés font rien qu'à nous empêcher de dormir en vidant bruyamment nos poubelles dès l'aube alors que, tous les médecins vous le diront, le blanc a besoin de sommeil.

Pierre Desproges

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