La transe, un etat surréaliste

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La transe, un etat surréaliste

Message  sam telam le Dim 1 Juin - 5:21

De nos jours, le qualificatif "surréaliste" a été détourné du sens que les tenants de cet état entre la veille et le sommeil lui donnait au sortir de la der des der, la grande boucherie de 14-18.

Pourtant, c'est à partir de ces experiences, que d' aucuns considerent comme exceptionnelles, que se tissent des liens trés forts avec d' autres peuples et d' autres cultures, pour qui cette pratique est aussi naturelle que de prendre une douche

La transe n' a rien d' exceptionnel, mais demande seulement quelques efforts et conditions particulières pour être sciemment provoquée....

Elle induit souvent un depassement de l' Ego, en tant que conscience de soi dans un espace-temps qui devient ainsi relativiste au sens d' Einstein..et ouvre la possibilité de futurs probables en une multitude de possibles ( les cordes de la mecanique quantique).

C'est cette vision d' avenirs possibles qui ne demandent que l' action de l' humain qui va fonder notre libre arbitre. La meditation en etat de transe nous permet de choisir le futur qui deviendra la réalité.

Il va sans dire que ce choix peut se révéler être le pire ou le meilleur ou une des infinies possibilités entre ces valeurs (0 ou 1 ne suffisent plus).

Mais l' intérêt de la transe est dans la résolution des problèmes, combien de fois, ai-je trouvé des solutions dans cet état, alors que je bloquais en etat de veille??

Le texte qui suit, vient d' un blog sur le tennis et décrit l' état ds lequel les sportifs se trouvent parfois lorsque le corps est inondé d' endorphines, je peux témoigner qu' il en est de même pour les musiciens, les comédiens et les danseurs en performance, je souhaite à chacun (e) de vivre collectivement cet état afin de comprendre ce que l' on pourrait vivre si on privilégiait ce mode de relation humaine comme le font les aborigenes australiens, ou les adeptes du candomblé brésilien, entre autres..c'est ce qui m' est arrivé un jour d' automne en 75, lors d' une séance d' impro totale collective, et depuis la recherche n' a jamais pris fin...


Je viens de lire dans une interview d’après match, que Jérôme Chardy avait déclaré ceci :

Question. Tu es allé au-delà de tes espérances ici

Réponse : C’est sûr! Quand je suis arrivé, je ne m’attendais pas du
tout à faire un tel tournoi. Là, je commence à réaliser que je commence
à bien jouer. Cela fait un peu bizarre. Je suis vraiment content. Quand
je joue, il me semble que c’est un peu comme dans un rêve. J’ai dit à
mon entraîneur, dans le vestiaire: «Maintenant, il ne me reste plus qu’une chose à faire, c’est me réveiller après le tournoi!»


Réponse qui confirme mes propos des deux derniers jours concernant
cette fameuse transe qu’à leur meilleur les grands joueurs intègrent,
pour plus ou moins longtemps, et que certains (les champions)
parviennent à rejoindre à volonté (ou presque) et cela pendant de très
longs moments, voire des tournois entiers.





Concernant
cette fameuse transe, je me permets ici de citer un passage d’un livre
fameux écrit par l’auteur américain Jérôme Charyn, qui est un passionné
de tennis de table, et qui, dans un livre remarquable intitulé Ping Pong, décrit parfaitement cet «état»
à propos d’un match entre les deux meilleurs pongistes américains de
l’époque : « Nous nous accordions à penser que l’un des grands plaisirs
qu’offre ce sport est que cette concentration induit souvent chez le
joueur une sorte d’auto-hypnose intermédiaire entre le rêve et la
veille. La plupart d’entre nous, devant une table, au beau milieu d’une
compétition âpre, avons connu les “ondes alpha”, nous sommes sentis
extérieurs à notre corps, exilés dans le monde mystérieux et immortel
de l’inconnu. Dick Miles parle de cette expérience après l’un de ses
matchs-marathons contre L’aiguille : Un jour je jouais contre Marty et,
tout à coup, je n’ai plus été moi-même. J’aurais aussi bien pu être
assis sur la touche à me regarder faire des choses que je ne m’étais
même jamais imaginé faire. Je compris – je le savais, c’était tout –
que je n’allais plus rater un seul coup. Cet état étrange avait pris le
relais ; et nous sommes tombés dans une espèce de transe. Quand la
partie a été terminée, Marty est sorti de son rêve après sa défaite et
m’a dit :“Qu’est ce qui s’est passé ? Où Suis-je ?”»

http://raquette.blogs.liberation.fr/grozdanovitch/2008/05/essayons-de-nou.html

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